La fatigue chronique
Depuis
mon enfance, j’ai vécu avec un dérèglement hormonal qui fluctuait suivant mon
mode de vie et mon entourage. Très jeune, j’ai du prendre des hormones pour
stabiliser ou compenser ce problème.
A
ce sujet, une anecdote est ancrée dans ma mémoire, je ne le l’oublierais jamais.
A
16 ans, le médecin de famille qui venait deux fois par semaine pour la maladie
de mon père, m’a posé une question qui m’a choquée, je ne la comprenais pas, il
connaissait la vie que je subissais depuis l’âge de 3 ans.
Il
savait que j’avais une éducation paternelle très stricte, à l’ancienne avec 50
ans de retard.
J’avais
un blocage de cycle menstruel depuis 3 mois, j’étais très mal et il m’a demandé,
devant mes parents « As tu couché avec un garçon », cela m’a choquée.
Je
ne savais même pas ce que c’était sortir discuter 5 mn avec une amie, je
n’avais d’ailleurs pas d’amie. Mon rythme de vie était en internat de jeunes
filles la semaine, et le week end, la maison et le travail, gros bricolage ou
jardinage, pour remplacer mon père handicapé.
Les
trajets scolaires étaient accompagnés par mon grand père et mon père.
Les
mots jouer et amie ne faisaient pas partie de mon langage.
Alors
c’était loin de ce qu’il était en train de me demander, je lui en ai voulu durant
des années, j’étais honteuse et me sentais très mal, comment avait il osé me poser
ce genre de question.
J’avais
juste un dérèglement hormonal, il aurait dû commencer par demander des analyses
de sang et d’urines afin de m’aider, ce qu’il n’a jamais fait faire.
Ce
sont des choses comme cela, qui vous marquent et qu’il est impossible
d’oublier.
Ce dérèglement hormonal m’a pourri
la vie.
Quelques
années après, les analyses ont démontré un taux de cortisol très bas et
d’autres hormones qui n’arrivaient pas aux bons taux ou aux bonnes dates des
cycles quand j’en avais. Depuis l’âge de 21 ans, j’ai été mise sous traitement
hormonal au quotidien.
Après
la naissance de mon deuxième fils, mon corps a subi une transformation
radicale, tout a basculé dans l’opposé en quelques jours, ils n’ont jamais su
trouver le pourquoi, ni le soigner.
Au
fil des années, la fatigue est arrivée doucement mais sûrement, chaque année
qui passait, elle empirait. Je ne passais pas un an sans faire un séjour d’un
mois à l’hôpital en service d’endocrinologie pour la fatigue, le dérèglement
hormonal, la dépression réactionnelle, l’obésité, le système pileux, etc…………..
Ils
ne m’ont pas sortie de ce cycle infernal, bien au contraire, ils m’ont enfoncée
d’année en année.
L’année,
qui a précédé l’explosion de ma fibromyalgie a été très pénible à supporter, je
me traînais, je ne me suis jamais plus adaptée au décalage horaire bi-annuel.
Mon
hyperactivité et ce dérèglement hormonal avaient eu raison de mon corps et de
ma tête. Personne ne savait que j’avais en moi autre chose qui me détruisait à
petit feu.
Je m’étais épuisée complètement à lutter contre ce syndrome de fatigue chronique, et assumer une tâche même toute simple devenait une montagne à abattre.

Le
repos forcé de quelques mois, par le médecin du travail, ne m’avait pas permis de
surmonter ce problème.
Rien
n’avait changé dans ma vie familiale et professionnelle, cette fatigue revenait
au grand galop
Ce
n’est que depuis peu que j’ai découvert ces recherches sur la fatigue surrénale,
c’est exactement ce que je présentais depuis tant d’années.
Même
mon hypophyse était déréglée, cela avait été vérifié par analyse quelques
années auparavant, ils craignaient d’ailleurs un kyste dans la selle turcique.
Aucun
traitement n’existait, j’étais faite à l’envers. A l’époque le seule réponse
tait que je devais vivre couchée pour que tout soit normal. Un professeur de
Paris a dit devant ses internes que j’aurai dû vivre à l’époque romaine, manger
couchée et passer mon temps allongée.
Changer
de mode de vie, plus facile à dire qu’à faire
Depuis 3 ans, j’ai levé le pied, j’ai changé mon rythme de vie, je ne pouvais faire autrement, mon corps me faisait trop souffrir. Depuis ce temps là, je m’octroie une grande plage de repos allongée dans l’après midi, j’ai coupé ma journée en deux parties.
J’ai
commencé à mettre en application sur moi, cette phase acceptation, j’ai osé
dire que je ne pouvais plus et demander de l’aide.
J’ai
modifié mon alimentation, je mange certains fruits et légumes tous les jours,
il faut que j’amène à mon corps énormément de minéraux et oligo éléments
Beaucoup
d’oranges et de bananes.
Durant
pas mal d’années, j’ai consommé un médicament pour pouvoir assurer mon travail,
mais il contenait de l’aspartame. Je l’ai remplacé par des cachets d’ALVITIL et
de SPECIAFOLDINE, puis j’ai découvert que l’ortie avait les mêmes
propriétés.
Ce
qui m’a énormément aidé, c’est l’eleutherococcus en teinture mère, j’ai
commencé à 150 gouttes durant plus d’un mois, puis je suis passée à 50 gouttes chaque
jour.
Le
prendre en cure ne m’a pas été possible, ma fatigue revenait aussitôt si j’arrêtais
de le prendre. Je savais que des cures étaient préconisées, mais mon corps ne
l’entendait pas de cette façon.
C’est
au bout de 2 ans que j’ai réussi à supprimer complètement cette fatigue
chronique qui durait depuis tant d’années.
Voilà
maintenant un an que je peux faire des cures de quelques jours, je sens quand
j’en ai besoin, je vois revenir la fatigue et son cortège de malaises.
Par
contre j’ai appris à être prévoyante, quand je sais que je vais me fatiguer, je
le prends avant, cela me permet de tenir le coup et de profiter au maximum d’un long repas familial ou entre
amis.
Ne pas prendre ni consommer de l’ortie et d’eleutherococcus
le soir
L’eleutherococcus TM m’a été
salutaire
C’est ce qui m’a permis de consacrer tout mon temps à mes recherches sur la fibromyalgie, le nombre d’heures consacrées à ce travail est incalculable, mais c’est un plaisir de le faire, j’ai retrouvé un but à ma vie et un loisir.