Constat 12.2006
Au
fil des lectures, vous devez vous poser de nombreuses questions et vous
inquiéter.
Je
peux vous rassurer, tous les fibromyalgiques ne sont pas dans cet état. Il faut
tout mettre en œuvre pour éviter que la fibromyalgie ne s’ancre dans le corps.
En agissant rapidement vous pouvez éviter l’évolution de la maladie.
Cependant
je ne suis pas un cas isolé avec tant de malaises, chaque fibromyalgie est
différente et certains sont très mal.
Je
suis allée très loin dans les dégradations de mon corps avec cette saleté de
maladie. Je sais qu’il me restera des séquelles, j’en suis très consciente,
mais je continuerai mon combat contre ma mauvaise copine Fibro jusqu’au jour où
elle sera complètement KO, sortie de mon corps ou endormie pour longtemps.
Grâce
à ce traitement, les résultats, que j’ai obtenus sont merveilleux et inespérés,
je revis. Les médecins qui me suivent constatent de mois en mois les
améliorations et m’encouragent à continuer de me battre. Il est révolu le temps
où ils essayaient de me convaincre que je devais accepter mon handicap de ne
plus marcher et d’être détruite. A cette époque là, ils étaient découragés de
me voir dans un tel état et impuissants à me soulager, me voir en consultation
était plutôt une hantise. Maintenant à chaque consultation, nous discutons
beaucoup sur ce que j’ai entrepris, pourquoi je l’ai fait et ce que j’ai comme
résultat.
Vous
êtes un phénomène et un sacré rat de laboratoire.
Il
faut dire qu’avant de commencer à tester un produit bien particulier, j’ai
passé de nombreux mois pour trouver l’origine d’un malaise, chercher l’organe
touché et essayer de découvrir un produit naturel qui pourrait résoudre ce problème
sans aucun effet secondaire sur le reste du corps. Cela me demande des mois de
lecture, d’enquêtes et de discussions avant de commencer à tester un produit
Au
départ je vous ai dit que la fibromyalgie est une pelote de laine pleine de
nœuds, vous comprenez maintenant pourquoi je compare notre maladie à une pelote
de laine. Deux ans après le début de mes recherches, donc en décembre 2006, j’ai
fait un sacré chemin contre la maladie, j’ai réussi à démêler une très grosse
partie de ma pelote, je suis arrivée au centre. Tous les malaises satellites je
les ai mis sous contrôle, mais je n’ai toujours pas gagné, il me reste
l’origine a à attaquer. Tant que je ne sais pas comment venir à bout de cette
origine que je suspecte, le traitement que je prends me permet de revivre,
mais c’est un équilibre très instable. Je ne peux l’arrêter complètement,
rien n’est guéri, c’est juste un traitement pour réparer les effets
destructeurs sur les différents organes du corps en réaction à notre maladie et
à un hôte indésirable qui le ronge et l’use.
J’ai donc axé la suite de toutes mes recherches sur
cette origine
Malgré
tout je suis heureuse de ce que j’ai déjà obtenu. Cela me permet de faire la
fine bouche et d’essayer de calmer le peu de malaises qui me restent, les derniers
noeuds à démêler.
Depuis
1995, l’hiver a toujours été pour moi une période très dure à passer,
énormément de douleurs et de crises très longues. Cet hiver 2006 n’échappait
pas à la règle, j’aurai voulu pouvoir hiberner et me réveiller aux beaux jours,
j’avais encore des douleurs que je n’arrivais pas à calmer :
Les
os glacés de l’intérieur surtout quand je suis allongée.
Les
articulations très douloureuses le matin comme si les cartilages avaient été
arrachés puis remis sur les os.
Les
contractions de tendons qui arrivaient sans prévenir et pour une durée inconnue
avec en prime, parfois, des déchirures musculaires.
Je
me suis remise au travail et à mes recherches, il fallait que j’arrive à
stopper les crises