|
|
Pour en savoir plus...
Alimentation et équilibre acido-basique
De nos jours, en raison de nos
habitudes alimentaires et du mode de vie que nous menons, l'équilibre
acido-basique, c'est-à-dire l'équilibre qui devrait exister dans notre
organisme entre les substances acides et alcalines (ou basiques) est rompu ;
de plus en plus, nous tendons vers l'acidification.
Si certaines personnes réussissent à lutter
victorieusement contre l'agression que représente l'excès de substances
acides, la plupart d'entre nous cependant, se montre - à des degrés
divers - peu capable de les neutraliser et de les éliminer.
L'acidification du terrain qui en résulte
est la source de très nombreux troubles de santé. Beaucoup de gens en sont
atteints, mais dans l'ignorance des causes véritables de leurs maux, leurs
souffrances durent parce que le traitement adéquat n'est pas mis en place.
La multiplicité des affections qui
résultent de l'acidification du terrain, troubles qui peuvent se manifester
simultanément ou successivement dans le temps, fait courir le malade d'un
spécialiste à l'autre et adopter des traitements divers - véritable combat
contre l'hydre à sept têtes - alors qu'un traitement unique - la
désacidification du terrain - amènerait la guérison.
Les maladies dues à l'acidification du
terrain
La liste non exhaustive qui suit contient les troubles les plus
courants résultant de l'acidification du terrain. Ils sont dus au
ralentissement de l'activité des enzymes que l'acidification du terrain
provoque, à la déminéralisation des tissus et aux lésions organiques
engendrées par les fortes concentrations d'acides.
manque chronique d'énergie
- fatigabilité et frilosité
- difficulté à récupérer
- tendance dépressive
- gencives enflammées et sensibles
- sensibilité des dents au froid, au chaud
et à l'acide
- caries et effritement des dents
- cheveux ternes, perte de cheveux
- brûlures rectales ou urinaires
- peau sèche, fissurée ou crevassée et
eczémas secs
- ongles fragiles, cassants, dédoublés,
rayés, tâchés
- crampes ou spasmes musculaires
- atteintes des articulations
- sciatique
- sensibilités accrue à la douleur
- grande réceptivité aux infections
La faiblesse métabolique face aux acides
L'apport d'acides par les
aliments et la production d'acides par le fonctionnement organique, sont
inévitables. Il est donc normal pour l'organisme d'avoir à traiter avec des
acides. Mais, alors que certaines personnes se trouvent bien armées pour
faire face aux acides, d'autres le sont beaucoup moins.
Les premières, dont le système tampon
fonctionne bien, ont de grandes réserves minérales et « brûlent » aisément
tout excédent d'acides. De telles personnes ne s'acidifient pas facilement.
Les abus d'acides doivent se répéter souvent et durer depuis longtemps pour
que le terrain se dégrade et que des troubles se manifestent.
La deuxième catégorie est composée de
personnes qui présentent une faiblesse métabolique à l'égard de substances
acides. Ces personnes sont vite débordées en présence d'acides. Elles les
neutralisent mal et leurs réserves minérales s'épuisent rapidement. De plus,
elles ont une très faible capacité de combustion (d'oxydation) des
acides et ceux-ci, au lieu d'être transformés, restent sous forme d'acides.
A cause de leur extrême sensibilité, ces
personnes s'acidifient parfois « pour un rien » ou « produisent de l'acidité
avec n'importe quoi », comme elles le disent elles-mêmes. Il suffit d'une
contrariété, d'une période de surmenage, etc. pour que leur capacité
métabolique diminue et que leur taux d'acides augmente en conséquence.
Toute personne qui se suralimente en
acides, qui est sous-oxygénée et carencée en minéraux aura tendance à
s'acidifier. Mais alors que pour les personnes ne présentant pas de
déficience métabolique particulière, l'acidification du terrain n'engendrera
au plus que des troubles bénins et passagers, chez la personne sujette à une
faiblesse métabolique à l'égard des acides, les affections s'installeront
très rapidement et tout de suite de manière importante et gênante.
Une personne sujette à l'acidification peut
vivre parfaitement normalement et en bonne santé, si elle adopte sa
consommation d'acides à ses capacités organiques, d'où l'importance de bien
connaître le caractère acide ou non des aliments, l'alimentation étant le
facteur principal d'acidification.
Les trois grands groupes d'aliments
Les aliments peuvent être divisés en trois
grands groupes : les aliments producteurs d'acides ( ou acidifiants), les
aliments acides et les aliments alcalinisants. Lorsque nous mangeons, nous
consommons aussi bien des aliments acides qu'alcalinisants.
Des quantités respectives de ces trois
différents types d'aliments au cours d'un repas dépendra la plus ou moins
grande quantité d'acides à laquelle l'organisme devra faire face, et donc la
plus ou moins grande possibilité pour lui de s'acidifier.
Si la quantité d'aliments acides et producteurs
d'acides est bien contrebalancée par l'apport d'aliments alcalins, les bases
neutraliseront les acides sans que le système tampon n'ait à intervenir. Par
contre, lorsque les aliments acides et producteurs d'acides prédominent, les
acides pénètrent en grandes quantités dans le sang. Les bases alimentaires
nécessaires à leur neutralisation faisant défaut, ce sont les minéraux
alcalins prélevés dans les tissus qui devront être utilisés, ce qui à la
longue conduit à la maladie.
La distinction entre aliments acides et
alcalins est donc primordiale. Voyons maintenant plus en détails quels
aliments appartiennent à chacun de ces groupes.
Les aliments acidifiants ou producteurs
d'acides
Les aliments acidifiants ne contiennent pas
de substances acides en tant que telles, mais ils en produiront comme
conséquence naturelle des transformations digestives auxquelles ils sont
soumis ou lors de leur utilisation au niveau cellulaire. La production
d'acides par ces aliments est donc inévitable, mais normale, et touche autant
les personnes sensibles aux acides que celles qui ne le sont pas. D'où le nom
d'aliments producteurs d'acides.
C'est le cas, par exemple, pour la viande.
La digestion et l'utilisation des protéines abouti nécessairement à la
production d'acides, dont le plus connu est l'acide urique.
La plupart des « aliments producteurs
d'acides » sont aussi des nutriments de base pour notre alimentation. Il
n'est donc pas possible de les supprimer sous prétexte qu'ils contribuent
à acidifier le terrain. La solution consiste à veiller aux quantités. Car si
un léger apport d'acides est inévitable et naturel avec ces aliments, cet
apport sera d'autant plus grand que les quantités consommées seront élevées.
L'effet acidifiant ne sera effectif et néfaste que si ces aliments sont
consommés en excès. La notion d'excès ne peut être qu'individuelle car elle
est basée sur les capacités métaboliques personnelles.
Liste des aliments acidifiants
- la viande, la volaille, la charcuterie,
les extraits de viande, le poisson
- les Sufs
- le fromage (les formages forts sont plus
acides que les doux)
- les corps gras animaux
- les huiles végétales, surtout l'arachide
et les huiles durcies ou raffinées
- les céréales, complètes ou non, avoine,
... surtout le millet
- le pain, les pâtes, les flocons et
aliments à base de céréales
- les légumineuses : arachide, soja,
haricot blanc, fève, etc.
- le sucre raffiné et blanc
- les sucreries : sirop, pâtisseries,
chocolat, bonbons, confiture, fruits confis, etc.
- les fruits oléagineux : noix, noisette,
etc (sauf l'amande)
- le café, le thé, le cacao, le vin
Les aliments acides
Les aliments acides contiennent de
nombreuses substances sous forme acide, ce qui les rend aisément
reconnaissables au goût. Par exemple le citron, la rhubarbe, le vinaigre,...
Les aliments acides ont une action
acidifiante ou alcalinisante suivant la personne qui les consomme. Les
personnes sensibles aux acides doivent veiller tout particulièrement aux
aliments figurant dans cette liste, car chez elles, l'effet de ces aliments
sera toujours acidifiant. A l'exception des fruits, ils ne sont pas
indispensables, comme l'était la grande partie des aliments producteurs
d'acides. La suppression ou de fortes réductions de la consommation de ces
aliments est facilement réalisable si nécessaire.
Liste des aliments acides
- le petit lait vieux de quelques heures
(donc yogourt, lait caillé, kéfir, fromage blanc peu égoutté, etc.
- les fruits pas mûrs (moins le fruit est
mûr, plus il est acide)
- les fruits acides : les petits fruits,
groseilles, cassis, framboises,...
- les agrumes : citron, pamplemousse,
orange, ...
- certaines variétés de pommes (cloche), de
cerise (griottes), les prunes, les abricots,...
- l'excès de fruits doux
- les légumes acides : tomate, rhubarbe,
oseille, cresson
- la choucroute
- les jus de fruits, jus de citron (ce
dernier dans la sauce à salade !)
- les boissons industrielles sucrées :
limonades et boissons à base de cola, ...
- le miel
- le vinaigre
Tous ces aliments contiennent de nombreux
acides, d'où leur goût acidulé. Ce dernier sera d'autant plus prononcé que le
taux d'acide est élevé. Les boissons industrielles sont très acides, mais la
forte présence de sucre (jusqu'à 50 grammes par litre) atténue fortement le
goût acide.
La présence d'acides dans les fruits n'est
pas identique d'une variété à l'autre d'une même espèce : les pommes cloches
sont par nature toujours acides alors que les goldens sont plutôt douces. Les
griottes sont très acides et les bigarreaux peu, etc.
La maturité du fruit a aussi son
importance. Moins un fruit est mûr, plus il contient d'acides. Avec le
mûrissement, le taux d'acides diminue et celui du sucre augmente. L'abricot
mûr, par exemple, est très sucré et ne contient que très peu d'acides. Les
fruits cueillis avant maturité et mûrissant en entrepôts sont plus acides que
ceux cueillis mûrs sur l'arbre.
Les jus de fruits sont plus acides que les
fruits eux-mêmes. D'une part, ils sont plus concentrés - on boit facilement
le jus de 3 oranges, mais on ne mange pas aisément les trois d'affilé - et
d'autre part, une partie des minéraux basiques reste prisonnier de la pulpe
du fruit qui est rejetée après le pressage du fruit. En outre, le sucre
rajouté au jus, s'il diminue son goût acide, augmente son effet acidifiant.
Les aliments basiques ou alcalins
Ces aliments sont riches en bases et ne
contiennent pas ou que peu de substances acides. Leur transformation et
utilisation par le corps ne sont pas non plus productrices d'acides, si bien
que ces aliments ont des vertus alcalinisantes pour le terrain, quelles que
soient les quantités ingérées. Cette vertu est valable pour tous,
indépendamment des capacités métaboliques de chacun. Ce sont ces aliments qui
doivent être consommés avant tout par les personnes acidifiées. Bien sûr, accompagnés
par des quantités bien mesurées, mais indispensables, d'aliments acidifiants.
Les aliments acides, eux, n'étant consommés qu'occasionnellement, en
quantités d'autant plus mesurées que les capacités de transformation des
acides sont basses.
Liste des aliments alcalinisants
- les pommes de terre
- les légumes verts, crus ou cuits :
salade, laitue, haricot vert, chou,...
- les légumes colorés : carottes, betterave,
etc (sauf tomate)
- le lait, le lait en poudre, le séré bien
égoutté, la crème
- la banane
- l'amande, la noix de Brésil
- la châtaigne
- les fruits secs (sauf abricot)
- l'eau minérale alcaline
- boissons à la purée d'amande
Bien que la pomme de terre soit connue et
utilisée surtout pour son action antiacide au niveau de l'estomac, lors d'acidité
stomacale, de gastrite ou d'ulcère, ses vertus alcalinisantes ne s'arrêtent
pas là. En raison de sa richesse en bases, son action alcalinisante s'étend à
l'organisme entier. Riche en amidon, elle remplace avantageusement les
céréales, sans présenter le caractère acidifiant de ces dernières. La pomme
de terre est donc un excellent aliment pour les personnes souffrant d'acidité
et figurera régulièrement aux repas.
Les légumes verts ou colorés font partie
des aliments les plus riches en minéraux. A l'exception des tomates, ils sont
fortement basiques. Une consommation généreuse et bi-quotidienne de légumes
colorés, crus ou cuits, est l'un des meilleurs moyens de lutter contre
l'acidification du terrain.
L'amande figure comme exception parmi les
oléagineux. Elle est la seule à être franchement alcalinisante alors que tous
les autres sont acides, surtout les noix. Les amandes peuvent également se
consommer sous forme de purée.
Les fruits secs tels que les raisins et les
pruneaux sont plutôt alcalins. Les autres tel qu'abricot, pommes, pêches,
etc. sont généralement acides car ils ont été séchés avant maturité compète.
Tous les fruits secs traités au soufre, de par le caractère acide de ce
dernier, sont évidemment acidifiants.
Parmi tous les fruits frais, la banane est
le seul fruit alcalin ; elle reste alcalinisante quelle que soit la quantité
consommée. Les melons et les poires le sont aussi, mais dans une moindre
mesure.
Les châtaignes ont aussi un effet
alcalinisant. En tant que farineux, elles peuvent remplacer la pomme de terre
(choux rouge aux châtaignes, par exemple) ou être utilisées en dessert
(attention au sucre ! |